Majorations en restauration : nuit, dimanche et jours fériés, comment ça marche
Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de majoration légale automatique et générale pour le travail du dimanche ou de nuit dans le privé. Ces majorations dépendent de votre convention collective et des accords de votre entreprise. Voici comment lire vos droits en restauration, sans se tromper.
Heures supplémentaires : la règle la plus claire
Ce sont les heures effectuées au-delà de la durée légale (35 h/semaine) ou de la durée de référence de votre contrat. Le taux légal par défaut est de +25 % pour les premières heures supplémentaires et +50 % au-delà (un accord de branche ou d'entreprise peut fixer un taux différent, sans descendre sous +10 %). En restauration, beaucoup de contrats sont à 39 h : les heures 36 à 39 sont donc des heures supplémentaires majorées.
Travail de nuit
Le travail de nuit ouvre des droits, mais la contrepartie n'est pas fixée par la loi sous forme d'un pourcentage universel : elle prend la forme d'un repos compensateur et/ou d'une majoration prévue par la convention collective ou un accord d'entreprise. Autrement dit : pour savoir ce à quoi vous avez droit sur les créneaux de nuit, il faut regarder votre convention (HCR) et l'accord de votre établissement. Ne partez jamais du principe qu'un taux « standard » s'applique : vérifiez.
Travail du dimanche
Là encore, pas de majoration légale générale dans le secteur privé. La majoration du dimanche, quand elle existe, résulte de la convention collective, d'un accord d'entreprise ou d'un usage. Certaines organisations prévoient une contrepartie, d'autres non. C'est un point à clarifier avant d'accepter une mission qui inclut beaucoup de dimanches.
Jours fériés
Le régime des jours fériés dépend de la loi et de la convention HCR, qui est généralement plus favorable. Le 1er mai a un statut particulier : s'il est travaillé, il donne droit à une majoration légale spécifique. Pour les autres jours fériés, la compensation (repos ou paiement) suit votre convention et votre ancienneté.
Comment vérifier concrètement
- Votre contrat : durée hebdomadaire de référence (35 h, 39 h…) et clauses sur les horaires atypiques.
- Votre bulletin de paie : les lignes d'heures supplémentaires, majorations et avantage nourriture doivent y figurer.
- La convention HCR (IDCC 1979) sur Légifrance, dans sa version en vigueur.
- L'accord d'entreprise éventuel, souvent plus favorable, consultable auprès de l'employeur ou des représentants du personnel.
Et en intérim ?
En mission d'intérim, ces majorations conventionnelles s'appliquent comme pour un salarié permanent de l'établissement (principe d'égalité de traitement), et s'y ajoutent l'IFM (+10 %) et les congés payés (+10 %). Voir le détail dans salaire en intérim : IFM et congés payés, et le cadre général dans notre guide de la convention collective HCR.
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À propos de l'auteur
La rédaction — Intérim Restauration
La rédaction d'Intérim Restaurationsuit le marché de l'intérim en restauration et hôtellerie : salaires, réglementation, métiers en tension et conseils pratiques pour les intérimaires comme pour les agences du secteur CHR.